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Judith Josso

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(…) Le temps passé à la pratique de l’art est-il du temps perdu, volé ? Faut-il éternellement transiger ? Judith Josso répond à cet apparent dilemme en faisant du foyer le lieu possible d’une transsubstantiation.

Les microvidéos «A.R.W.» (clin d’oeil à Robert Walser) durant quelques secondes à quelques minutes parfois, s’apparentent à de petites performances. «Un souffle d’air» : entre l’appartement et l’atelier, la caméra en bandoulière enregistre les soubresauts de ce temps sans statut. (…) «Voulez-vous?» : sorte de vidéo-danse minimaliste. La caméra au sol filme les jambes d’une femme qui s’avance ; à chaque pas, la mise au point automatique se fait, l’alternance des flous et des nets obéissant au rythme de la marche. «A la guerre comme à la guerre» : un petit soldat en plastique, motorisé, rampe et mitraille en direction de deux collines – des fesses de femme – avant de venir buter sur le sexe. Qui a commencé les hostilités ?

Si ces petits formats saisissent sur le vif les saillies du quotidien, des séries en parallèle se constituent au fur et à mesure des déplacements urbains. «Sous mes pieds» : photographies des inscriptions visibles sur le bitume des trottoirs (dates de naissance et de mort des chantiers). Un hommage à la foule anonyme de ceux qui y travaillèrent et qui peut évoquer (en négatif) les empreintes des stars à Broadway.

D’autres vidéos enfin, à l’élaboration plus lente, établissent des liens subtiles entre image et texte. «Première reconnaissance» : à partir de séquences filmées directement sur l’écran de télévision (victimes de guerres, de tremblements de terre), recadrées, puis montées ; une liste de signes distinctifs s’imprime sur le magma des corps morts, rendus ainsi à une possible singularité. En alternance, un dialogue écrit interroge notre rapport à l’information et notre résignation.

Sur des modes tantôt graves, tantôt ludiques, Judith Josso pratiquerait-elle une forme personnelle de maïeutique (cet art de la dialectique dont Socrate usait pour accoucher les esprits), qui consisterait à inciter le quotidien subi à se dépayser pour nous livrer ses surprises.

Virginie Péan, doctorante en sociologie de l’art, Nantes
(écrit pour l’exposition «Une femme peut en cacher une autre» à Vertou en 2004)

Six artistes, cinq heures d’exposition…

HORS-SITE (artiste)
Veuillez patienter, nous nous efforcons d’écourter votre attente
04 décembre 2005
CCO Villeurbanne

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soirée festive

HORS-SITE (artiste)
FLACPARTY 1
15 juin 2005
Kikikaïkaï – Lyon

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